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ISFA : Interview de M. Nicolas Leboisne, Directeur adjoint ISFA

Interview de M. Nicolas Leboisne, Directeur adjoint ISFA

Pouvez-vous nous présenter l’Institut de Science Financière et d’Assurances ?

Créé en 1930, l'Institut de Science Financière et d'Assurances (ISFA) est le plus ancien organisme universitaire français habilité à délivrer un diplôme d'actuaire.
Depuis décembre 1998, l'ISFA a le statut d'École Universitaire, composante de l'Université Claude Bernard Lyon 1. L'Ecole regroupe les formations en Sciences Actuarielle et Financière (Licence et Master et diplôme d’actuaire) ainsi que la filière Ingénierie du risque du Master Mathématiques et Applications, Ingénierie Mathématique.

Situé désormais à Gerland, l'ISFA dispose sur un même site de locaux pour l'enseignement, la recherche et son administration lui permettant de former plus de 70 actuaires par an. L'ISFA représente ainsi en France le pôle principal de formation initiale entièrement voué à la formation d'actuaires ; des actions de formation continue (avec ou sans VAE) sont également mises en place.

La formation d'actuaire I.S.F.A. se termine au niveau Bac+5 avec le Master mention Sciences Actuarielle et Financière (SAF) qui bénéficie de relations étroites avec la profession (intervenants extérieurs, anciens élèves, entreprises partenaires ...). Ainsi, la dernière année de la formation d'actuaire peut s'effectuer en apprentissage pour environ la moitié de la promotion et de nombreux cours sont assurés par des professionnels. En parallèle, avec la finalité recherche de ce Master, l'ISFA est doté d'une équipe d'enseignants-chercheurs encadrant des thèses dans le cadre du laboratoire SAF.


En quoi consiste le métier d’actuaire ?

L'actuaire est en quelque sorte un ingénieur du risque. Sa mission est d'identifier, de mesurer et de gérer les risques dans tous les secteurs de la société, mais plus particulièrement en assurance et en finance.
L'actuaire utilise des outils mathématiques (probabilités et statistiques), mais sa mission n'est pas uniquement de nature mathématique dans la mesure où ses calculs aboutissent à des décisions d'ordre économique et financier. Il doit donc avoir une connaissance approfondie du droit, de l'économie et du management.
Ainsi, tout en étant constamment tourné vers l'analyse du risque, l'actuaire, par le large spectre de ses connaissances, se positionne de manière originale et complémentaire par rapport aux diplômés des écoles d'ingénieurs et des écoles de commerce.
Comme les entreprises d'assurances dans lesquelles il est amené à travailler gèrent des masses importantes de capitaux, l'actuaire doit être un spécialiste de la finance pour placer et gérer ces capitaux, pour coordonner la gestion des actifs et des passifs des sociétés ou pour définir la quantité de fonds propres que les assureurs ou les banques doivent détenir pour être à l'abri d'une défaillance.


On peut lire sur votre site, que la « profession d’actuaire est méconnue en France » et que « cette profession connait une grande popularité dans les pays Anglo-Saxons ». Selon vous, quelles sont les raisons qui expliquent cette différence ?

Les actuaires sont plus nombreux et plus connus dans les pays anglo-saxons car dans ces pays ils certifient les comptes des compagnies d’assurances.  Ils s’occupent en outre de la gestion des fonds de pension, très répandus et connus du grand public.


Votre institut existe depuis 1930. Comment vous adaptez-vous aux évolutions de la gestion des risques, et comment les intégrez-vous dans vos enseignements ?

L’ISFA dispose d’un laboratoire de recherche qui permet aux enseignants-chercheurs de suivre les évolutions des secteurs d’activité dans lesquels travaillent les actuaires. Ils font donc évoluer constamment leurs cours. En outre, plusieurs membres du corps professoral de l’ISFA sont actuaires, et même membres agrégés de l’Institut des Actuaires (organisme unique regroupant les actuaires français).
La formation d’actuaire fait également appel à des actuaires extérieurs à l’ISFA pour faire des enseignements et des conférences de professionnalisation.
Enfin, l’ISFA respecte le programme (core syllabus) des formations européennes d’actuaires.


Avec quel(s) type(s) d’entreprises êtes-vous partenaire ? De quelle(s) manière(s) s’impliquent-elles auprès de vos étudiants ?

L’ISFA est partenaire de la plupart des entreprises d’assurance, de réassurance, de finance évoluant en France. Elles permettent aux élèves de l’ISFA de trouver des stages, des contrats d’alternance en nous faisant parvenir les offres directement.


Selon vous, le métier d’actuaire est-il en danger avec la crise actuelle, ou au contraire va-t-il se développer ?

Dans le contexte actuel de crise, la profession d’actuaire n’est pas touchée car le besoin d’actuaire, tant national qu’international, reste fort et la mise en place de nouvelles règles prudentielles nécessite que les compagnies d’assurances, de réassurances, les mutuelles, … renforcent leurs équipes d’actuaires spécialisés dans la gestion du risque.


Que vous apporte votre rattachement à l’Université Claude Bernard – Lyon 1 ?


Le fait d’appartenir à une grande université scientifique comme l’université Lyon 1 permet à l’ISFA de disposer de moyens pour réaliser sa mission d’enseignement : enseignants-chercheurs, personnel administratif, locaux.


Souhaitez-vous apporter un complément d’informations aux étudiants désirant intégrer votre institut ?

Le métier d’actuaire est un métier passionnant qui joue un rôle central dans le secteur de l’assurance pour lequel la France occupe le 4ème rang mondial.

C’est un métier qui offre également de nombreuses possibilité d’embauche tant en France qu’à l’international, les entreprises françaises se développant dans de très nombreux pays.

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